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Plume et fourchette

Blog qui se voulait culinaire à sa création et qui bifurque un brin. Recettes, cocktails, coups de coeur et humeurs. Un peu de tout quoi! Merci de me demander pour l'utilisation des photos.

Gâteau en boîte et poulet chaud : ode à la déculpabilisation

Publié le 1 Mars 2021 par Plume et Fourchette in Réflexions

Hier, c’était ma fête. Comme tout le monde depuis un an, ma fête 2021 n’avait absolument rien à voir avec ma fête de l’an passé. À quelques semaines du début du chamboulement qu’est la vie en pandémie, ma fête 2020 rassemblait une dizaine d’amis à la maison où les plats et les bouteilles se succédaient sur la table, chacun y pigeant à sa guise, tous collés et insouciants sans se douter de ce qui nous attendait.

Gâteau aux épice en boîte

Gâteau aux épice en boîte

Depuis quelques années, j’aime bien organiser ma propre fête. Je choisis un thème et je me donne à fond, pour que l’expérience soit mémorable. L’année dernière, c’était « Soirée boréale », avec des plats de gibier, de la bière au thé du Labrador, une vidéo d’aurores boréales en boucle sur la télé et de la musique scandinave. La totale. C’était vraiment super le fun, mais pour vous dire la vérité, la semaine avant la fête j’étais vraiment stressée. Je ne voulais rien oublier, je voulais que tout le monde passe une belle soirée, que tout soit parfait. Rien que ça.

Et puis deux semaines plus tard, BOOM! COVID time. Au début du premier confinement, je regardais les publications sur les réseaux sociaux et je me sentais coupable. On aurait dit que tout le monde jouait à « Qui aura le confinement le plus hot »! Ménage complet de la maison, apprentissage d’une nouvelle langue, pain maison, etc. Je me disais que je devrais en faire autant, que je devrais profiter de tout ce temps pour faire quelque chose de productif! Mais je n’avais envie de rien. Je lisais du Danielle Steel, je bouffais de la confort food et je me collais sur mon homme en écoutant des séries télé. Et puis j’ai décidé de prendre soin de moi. En regardant tous ces posts « productifs », je ne voulais plus me sentir coupable. J’ai décidé d’utiliser ce temps précieux pour faire des choses qui me faisaient du bien. Pour redécouvrir ce qui me rendait vraiment heureuse. Sans culpabilité. J’avais d’ailleurs lu cette phrase quelque part qui m’avait inspirée :

 

"Taking the time to heal yourself is productive."

 

J’en reviens à ma fête de cette année. J’ai laissé mon chum me faire un gâteau (en boîte). J’ai fait une petite rencontre virtuelle avec mes amies après notre souper de pizza. C’était relaxe, c’est ça que je voulais.

Je repensais à la pression que je m’étais mise l’année passée et à une discussion avec mes belles amies sur le poulet chaud, vous savez celui qu’on trouve à l’entrée des épiceries tout prêt à emporter. Lors de cette discussion, mes amies que j’aime profondément, qui travaillent fort et jonglent avec toutes sortes de contraintes se sentaient un peu coupable d’avouer qu’elles en achetaient… souvent. Pourquoi se sentir coupable de se simplifier la vie? Je repensais à toute cette pression qu’on se met pour être à la hauteur, performants et irréprochables. Et bien si l’année vraiment bizarre qui vient de passer m’a appris quelque chose, c’est de déculpabiliser. Du moins j’essaie, parce que ça revient vite ces petites bêtes-là! Achetons du poulet chaud si ça nous permet de passer plus de temps avec nos proches (ou avec nous-même!), laissons les gens qui nous aiment prendre soin de nous à leur façon, lâchons-nous du lousse un peu. Et prenons soin de nous.😇

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